MP3Mouvement Patriotique pour la Prospérité du Peuple

Mot du président

À Bana, le parti s’est choisi un président. Ce choix engage une manière de bâtir, et un pays.

Hiram Samuel Iyodi, président national
Hiram Samuel Iyodi · Président national, mandature 2026-2030

Le jour oùle parti se choisit

Du 12 au 14 décembre 2025, Bana n’accueille pas un meeting de plus. La ville de l’Ouest reçoit le premier congrès national du MP3. Trois jours durant, les militants ne viennent pas applaudir une affiche. Ils viennent se donner une direction. C’est le geste d’un parti qui décide de se tenir par lui-même, avec une tête, un mandat, et une date pour en répondre.

Une élection,un mandat

À l’issue des travaux, les militants élisent leurs instances dirigeantes et portent Hiram Samuel Iyodi à la présidence nationale pour la mandature 2026-2030. L’élection a ici une portée simple, et grande. Elle dit qu’une génération accepte de répondre de l’autre. Elle dit aussi que le MP3 ne sera ni un sigle sans tête, ni une tête sans parti. Le congrès confie un travail, avec un début et une fin : construire, déployer, rendre des comptes, jusqu’en 2030. Le texte qu’il amène dans ce mandat est le mémorandum du 9 juin 2024, dont il est l’auteur : neuf principes, sept champs pour 2025-2050, cinq réformes d’urgence.

Ce que ditsa première phrase

La phrase qu’il prononce à la clôture mérite qu’on s’y arrête. Il ne promet pas l’embrasement. Il mesure la responsabilité, puis il nomme le travail : structurer, piloter, déployer. La rigueur, ici, n’est pas une froideur. C’est le respect dû à celles et ceux qui donneront leur nom, leur temps et leur espoir à une organisation encore jeune. Un parti qui veut durer commence par se donner une ossature. C’est exactement la mission que le congrès vient de lui confier, sur tout le territoire, pour toute la mandature.

Le paysqu’il nomme

Le cap qu’il réaffirme n’est pas un catalogue. Institutions démocratiques solides, prospérité, souveraineté, justice sociale : quatre mots pour un seul pays. Un pays où la loi protège avant de peser, où le travail permet de vivre, où la décision publique n’est pas dictée d’ailleurs, où la richesse ne s’arrête pas à la porte de quelques-uns. Quand il parle d’une rupture systémique et transgénérationnelle, le sens est net. Il ne s’agit pas de changer les visages pour garder le même ordre. Il s’agit de changer la manière dont le Cameroun se gouverne, avec ceux qui auront encore de longues années à vivre dans le résultat.

Le texte qu’il portedans le mandat

Le congrès lui confie une mandature, pas une page blanche. Le texte qu’il a signé le 9 juin 2024 tient en quatre parties, et chacune devient un travail de présidence. La doctrine : faire comprendre l’afro-socio-libéralisme, ce contrat qui tient ensemble la justice sociale et la prospérité partagée. Le programme : ouvrir les « 25 questions pour bâtir le Cameroun de 2025-2050 », pour que le détail sorte des militants et de la société civile, sur sept champs, de l’école à la monnaie. L’organisation : installer la pyramide, de la cellule municipale jusqu’au congrès, sans cumul de fonction, avec des responsables choisis par scrutin. Les réformes : porter les cinq urgences, de la forme de l’État jusqu’au code de la nationalité de 1968.

Ce que « structurer » veut dire,année après année

Sa phrase de clôture nomme trois verbes : structurer, piloter, déployer. Le mémorandum avait déjà écrit le calendrier. 2024 : faire connaître la doctrine et créer les structures régionales. 2025 : écrire le programme et atteindre les départements. 2026 : promouvoir ce programme et installer tous les organes des statuts. Jusqu’en 2030, le but qu’il reprend est de rassembler les énergies pour une dynamique durable, au service de la justice sociale et de la prospérité partagée. Une présidence se juge à cela : le parti est-il présent là où les gens vivent, et la parole donnée à Bana tient-elle.

Une place pour celles et ceuxqui veulent marcher

Ce mandat est une invitation. Aux militants, il demande l’unité et l’engagement, pas la figuration. Aux sympathisants, il ouvre une place : on peut marcher avec le MP3 avant d’y prendre une carte, pourvu que l’on prenne le pays au sérieux. Bana n’a pas clos l’histoire. Bana l’a rendue possible. La mandature 2026-2030 sera jugée à ceci : un parti présent là où les gens vivent, et une présidence qui tient la parole donnée au congrès.

Lire le mémorandum de 2024